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Switch malheureux

En suisse

dans groummphh

C’est le genre de nouvelle qui rend un peu furax. Au moment où on avait droit aux nouvelles robes des iPods (très belles d’ailleurs…), Apple a perdu en Suisse trois gros clients.

Vous avez certainement lu cette info sur des sites d’actualité.
Ringier, TA-Media et NZZ (les plus gros éditeurs helvètes) passent sous PC.
Dans cette histoire, c’est Apple, inventeur historique de l’édition numérique, qui perd des clients. Apple qui semble avoir oublié que l’on produisait aussi sous Mac du papier.
La sortie de OSX a été l’occasion pour la pomme de sortir plein de iApps et également d’investir avec bonheur le marché de la Vidéo. Mais en sortant Final Cut Pro, exit Adobe Premiere.
Bref, la réponse ne se fait pas attendre. Pour Adobe, Windows est dès lors la nouvelle plateforme à conquerir : ses produits tournent dessus, donc tout va bien. Et le client n’a juste qu’à changer de machine.

Mais contrairement à nos amis suisses, les éditeurs français ne veulent pas, eux, changer de plateforme. Et réclament la mise à jour de FrameMaker sous OSX.
”Pas possible” disent en gros certaines personnes chez Adobe, “le Unix Mac n’est pas du bon Unix”. Etc.
Juste un rappel, il y a eu une béta de FrameMaker sous Linux. Et là, c’était du bon Unix ? Vous me direz : Ce développement fut abandonné mais c’était en 1999.
Trop tôt ?

le 13/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Construire sa maison en bois

Des préjugés tenaces

dans architecture

À l’heure du réchauffement climatique, énergies renouvelables, certains matériaux conservent encore une mauvaise presse aux yeux du public. Pourtant, utilisé depuis des générations dans d’autres pays, il y a des solutions qui ne passent pas automatiquement par l’usage du parpaing de béton…

Et le Bois ?
Oui, le bois. Cela ne vous est jamais venu à l’esprit que ces maisons en bois entrevues dans les pays scandinaves ou aux USA puissent être aussi une réalité en France ? D’autant que l’on peut réaliser autre chose que des chalets !

Des préjugés tenaces…
Premier d’entre eux, ça coûte cher : c’est faux. Nous avons des forêts exploitées en France et il est tout à fait possible de bâtir en bois sans se ruiner.
Second préjugé : je ne veux pas d’une cabane de jardin. Erreur, le bois est un matériau qui permet bien au contraire l’inventivité et il y a nombre d’architectes ici ou en Europe qui réalisent des maisons contemporaines de toute beauté.
Troisième préjugé : le feu. Effectivement le bois flambe mais, autant l’acier perd rapidement sa résistance mécanique au contact du feu (d’où le besoin de le floquer pour le protéger), le bois ne s’enflamme qu’à 365°. Il conserve ses capacités porteuses tout en ne dégageant pas de gaz toxique (les pompiers classent le bois “non nocif”).

Les avantages
Isolation : économies d’énergie pouvant représenter jusqu’à 40 % du bilan de chauffage.
Murs moins épais : la résistance mécanique du bois permet de diviser par deux l’épaisseur des murs (par rapport à du parpaing de béton), soit 10 % de surface habitable en sus.
Vieillissement : la conservation des maisons à colombages le prouve, partout en Europe.
Évolution : la construction peut s’agrandir à tout moment.
Rapidité de mise en œuvre : mode de construction sec ne nécessitant aucune attente avant finition.
Bruit : confort dû à la réflexion ou l’absorption du son.
Confort et bien-être : certes subjectif mais incomparable aux yeux des utilisateurs…

En savoir plus…
La sélection qui suit est totalement arbitraire.
Un bon exemple de maisons individuelles rapidement trouvé sur internet, ici en France.
Une association de constructeurs dont des réponses aux fameuses questions sur la sécurité de ce type d’habitat.
Un organisme de promotion du bois
Le CTBA.
Et enfin, toutes les questions sur la ressource, c’est-à-dire la forêt.

le 12/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

autisme n.masc.

(Psychiatr.) Repli sur soi-même du sujet qui se détache du monde extérieur et communique très peu avec lui.

dans autislande

Insupportable d’entendre : “le gouvernement fait preuve d’autisme…”,  “le ministre est autiste sur ce dossier…”
J’aimerais bien, en 2004, que ce terme retrouve son environnement et ne serve plus de mot-valise aux journalistes qui, manifestement, n’en ont jamais cotoyés… D’autistes.
Moi si. Tous les jours.

L’an passé, c’était l’année de l’autisme. Oui, 2003, année internationale de l’autisme.
Si, si, sans blagues !
Et grâce aux divers mouvements sociaux, l’information n’est pas passée. J’entends celle sur les autistes. Les revendications catégorielles, si. Plutôt dix fois qu’une…

Bref, les autistes et leurs parents sont restés une fois de plus dans l’ombre.
Heureusement qu’il y a le téléton, ça permet de larmoyer et se donner bonne conscience une soirée par an. Tiens 10 euros pour le petit garçon qui a été si sage ou si digne sur son fauteuil roulant. Sauf que le téléton, c’est pas pour les autistes. Encore râté !

La difficulté avec les autistes, c’est qu’il n’y a rien de “spectaculaire”… C’est pas “Freaks”…
Des enfants physiquement normaux (en général), juste le regard ailleurs, intérieur.
“Autiste”, on ne sait pas ce que c’est, il y en a tellement de sortes… Doit-on dire “psychotique”, “simplet” ou “dingue”. Ou fou, maboul, toqué, barjo, dément, toqué…
Toqué, c’est pas mal. L’autiste est sujet à des TOC.

Heureusement, nous avons ceux qui savent ce qui est bon pour nous.
Qui “audimatent”…
Pas assez d’émotion, coco…! C’est pas un bon sujet !
Allez, parlons plutôt des gamins à l’autre bout du monde qui ont perdu une jambe sur une mine… de ce môme plugé de partout et sur roulettes… Et un gros plan sur le moignon, sur les tuyaux, sur la cicatrice… C’est tellement plus “photogénique”… Et ça fait vendre.

Alors que la jolie gamine immobile (ou presque), perdue dans son monde, avec sa fêlure invisible. Rien à battre.

Suis-je trop cynique ?
Je pense à tous les parents d’autistes qui vivent cela 24 heures sur 24, qui n’ont pas le temps de souffler, de prendre des vacances, de vivre…
Et à leurs mouflets, à leur “no futur”.

le 11/01/2004 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #